10 septembre 2010

Frissons


Soudain, Cécile sentit que quelqu'un la suivait. Quelqu'un de grand et de lourd qui avançait en traînant les pieds. Quelques gouttes chaudes tombèrent sur sa tête. Cécile s'arrêta. Elle était pétrifiée. A quoi pouvait bien ressembler le monstre gigantesque qui bavait ainsi ? Avait-il de grandes dents ? Une queue pointue ? Crachait-il du feu ? Jetait-il des sorts ?
Cécile n'osa pas se retourner. Elle avait trop peur de se faire dévorer.
Elle continua finalement à avancer et bientôt, n'entendit plus le monstre. Loin derrière, une théière essoufflée rebroussait chemin, pleurant de n'avoir toujours pas d'amie.

(Illustration Barbara Rothen)

9 commentaires:

Sardine a dit…

j'aimej'aimej'aime...

Barbara a dit…

Ha ha ha! excellent! J'imagine tout à fait une théière essoufflée :-)
Merci!

Du mot à feuille a dit…

Très original : idée du monstre et de la théière essoufflée, c'est super !

lionel larchevêque a dit…

oui c'est dur de se faire des amis quand on est une théière... (mais c'est encore pire pour les cruches, il paraît ! :-)

zen a dit…

Excellentissime ! J'adore !

cécile a dit…

Je trouve le coup de pinceau de Barbara très chouette et toi ta manière de dépeindre des amours malheureuses, v'la que j'ai de la peine pour une théière, ahah!

Marie-Laure A a dit…

Quelle gourde aussi !
On ne poursuit pas les petites filles lorsqu'on est bien élevée en température...A moins que cette fillette ne soit parfumée à la menthe ?
Tu peux pleurer théière, et crier que tu en as marre:
Tu ne deviendras pas cafetière pour autant.
Merci pour ces délires partagés ! :)

achel a dit…

L'image était déjà bien folle...
Mais le texte alors !!
Je ne me lasse toujours pas de tes fins...

Séverine Vidal a dit…

Encore une fois, chapeau Mimo.